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Une petite pièce svp !

Une petite pièce svp !

Ce blog est destiné à la promotion de spectacle, faire découvrir de nouveaux artistes, vous faire part de mes coups de coeur et surtout vous donner envie d'aller au théâtre.


Rencontre avec ... Lina Lamara #off17

Publié par TARDIEU LAURENT sur 9 Juillet 2017, 23:59pm

Catégories : #interview, #avignon off 17

crédit photo Kriss Logan

crédit photo Kriss Logan

Bonjour Lina, peux tu te présenter ?

 

Avec plaisir, je suis Lina Lamara, je viens de Lyon, où j’ai grandi jusqu’à mes 18 ans, ensuite je suis montée sur Paris faire des études de droit et prendre des cours de gospel.  Bon an mal an, je suis devenue comédienne, chanteuse, auteur et compositeur.

Je me régale à faire ça.

J’ai découvert l’écriture récemment, ça fait depuis 2012 que ce que j’écris, je le fais soit entendre, soit lire, et j’avoue que j’ai découvert quelque chose qui me plait énormément.

 

 

Quel est le spectacle que tu viens défendre au festival ?

 

Je viens défendre mon bébé, LA CLEF DE GAÏA.

Ce bébé est né début 2015, c’est notre troisième Avignon. Il y a déjà eu 4 versions de ce spectacle, c’est un spectacle évolutif car il parle de la vie, il parle de la transmission, de la famille, de ce qu’on porte en nous, de ce qu’on embarque avec soi de notre enfance.

Je crois qu’il fallait beaucoup de temps , de remaniements, pour pouvoir trouver le bon calibrage, parce que finalement, quand on parle de ça, on peut en parler pendant mille heures comme on peut tout dire en un mot.

 

 

Rencontre avec ... Lina Lamara #off17

Alors justement, en un mot, tu le définirais comment ce spectacle ?

 

Généreux.

Tout est autour de la générosité, de ce qu’on donne à l’autre.

Je parle de la transmission d’une grand mère à sa petite fille, mais  c’est aussi la transmission d’une jeune fille à un public, du public à leurs potes quand ils vont sortir de la salle ... C’est une espèce de grosse chaîne humaine.

 

Pourquoi est-il si cher à ton cœur ce spectacle ?  Est-ce que c’est vraiment ton histoire et est-ce que tout est vrai ?

 

Il m’est cher pour plusieurs raisons. Déjà parce que c’est une toute première création et qu’il est venu d’une envie assez bizarre.

Je venais de faire THE VOICE et d’être éliminée aux « battle », je l’ai un peu  mal vécu car finalement, je m’étais prise au jeu.

Même si ça reste un jeu télévisé, je m’étais prise au jeu de penser que mes rêves allaient trouver une forme de matérialisation et d’existence .

Quand j’ai perdu, j’étais très triste et je me suis dit, "en fait, qu’est-ce que tu voulais vraiment ? Qu’est-ce que tu attendais vraiment ?" Je me suis vraiment regardée en face en me disant, "vas-y soit honnête, qu’est-ce que tu voulais ?"

En gros, je voulais juste qu’on me tende la main et qu’on m’aide.

Dans ce vaste champ des possibles que sont l’art et la culture, c’est compliqué car on ne sait pas sur quelle toile on va vouloir exprimer nos choses, comment les exprimer. On croit faussement qu’on va nous donner quelque chose, que ça va venir tout seul, mais en fait non.

Je me suis dit tu vas créer ton socle, tu vas créer ta toile, le mur pour tenir ta toile, la rue pour s’approcher de la toile et ainsi de suite …  

Ce spectacle m'est très cher parce qu’il est né d’une envie de réaliser pour la première fois quelque chose.

 

Après, il est aussi venu à une époque particulière. Tout ce qui se passe en Syrie commençait à venir jusqu’à nous, on commençait à en être informé et je me sentais l’envie d’apporter quelque chose à mon monde, de participer et de ne pas être passive.

Je parlais avec une pote reporter de guerre , je lui ai demandé si je pouvais partir avec elle, je voulais écrire des chansons pour  les jeunes là bas, leur faire faire des petites pièces de théâtre, et elle m’a dit, "Ecoute, on ne part pas comme ça en fait,  t’es pas prête, pas préparée... Il faut aussi connaître le pays, son histoire, ça ne se fait pas comme ça sur un élan d’empathie... Tu veux te sentir utile mais tu risques d’être plus inutile qu’autre chose".

J’en ai parlé avec ma mère qui m’a dit, si tu veux vraiment aider les autres, fais ce que tu sais faire,  chante ! Raconte des histoires, tu nous fais du bien quand tu fais ça. Effectivement, c’est ce que je sais faire et c’est ce que j’aime faire, j’ai donc écrit LA CLEF DE GAÏA.

 

Je me suis entourée de Pierre Delaup et Cristos  Mitropoulos.

Pierre est vraiment mon binôme, on a comme jumelé nos cerveaux. C’est un excellent musicien, il met vraiment en musique mes chansons, moi j’arrive à nu avec une mélodie et des textes, lui les habille de sa guitare.

Avec Cristos Mitropoulos, on travaille ensemble le scénario de la pièce depuis deux ans. J'apporte mes textes et on voit ensemble comment ajuster les choses.

Bientôt, cela fera un an que j'ai eu la chance de rencontrer les COMPOTE DE PROD, qui sont à présent les producteurs de LA CLEF DE GAÏA, de très belles personnes.

 

On a testé plusieurs versions jusqu’à celle d’aujourd’hui où je suis finalement toute seule.

L’ancienne version, avec le conteur, m’était très très importante, les trois conteurs qui ont traversé ce voyage ont été d'une grande importance et très talentueux, mais je crois que c’était une étape, je me cachais encore, j’étais pas prête à venir toute seule.

Cristos m’a vraiment poussée à le faire et à foncer.

 

Maintenant, est-ce que c’est autobiographique ? Oui, pour une grande partie ! Après certaines choses sont romancées, étirées, tues, le but n’étant pas de parler que de moi, le but était d’utiliser mon prétexte pour emmener  les gens à penser autrement, ou surtout se rappeler.

Je crois que ce spectacle plaît car il fait écho, tout le monde vient de quelque part, pas forcément de l’étranger, mais on vient tous de quelque part.

Je ramène juste les gens à l’endroit de leurs souvenirs.

 

 

 

Avec des OU ...

Comment tu t’es préparée pour ce festival ?

 

Ma voix est une grosse feignasse –rires- elle est réveillée  vers 13H-14H, alors que moi je suis réveillée très tôt, dans la vie je suis quelqu’un qui se lève toujours très tôt naturellement, ma voix non, je peux pas chanter à 10H du matin.

Du coup le mois qui a précédé Avignon, je me suis entraînée à dormir à 23H, me réveiller à 6H45 et faire mon texte et mes chansons à 9H du matin, pour que pendant Avignon, un 10H20 du matin corresponde à un 21H.

Sinon pas une goutte d’alcool, et je pars courir dans Avignon tous les matins à 7H.

De 7h à 8h c’est sport, quand je rentre la maison commence à se lever, je prépare le café, je mets tout sur la table pour un bon petit dej et 9H15 on est parti.

 

 

Est-ce que tu as des projets à venir ?

 

Oui, on va jouer LA CLEF DE GAÏA au théâtre des Mathurins à la rentrée, du 21 SEPTEMBRE au 30 DECEMBRE 2017.

On vient de faire le cd de la clef et pour les Mathurins sortira le vinyle.

Ensuite j’ai trois autres pièces, autour des femmes, qui ne demandent qu’à voir le jour…

J’ai aussi un autre projet plus orienté sur le concert, LA CLEF DE GAÏA se terminant sur le concert, ça serait une suite. On repart dès le concert et on suivra Lina (Gaïa) dans la vie adulte, avec ce qu’elle aura compris de sa grand mère et comment elle, à son tour, va le transformer et le transmettre.

 

Avec des SI ...

Que peut-on te souhaiter pour la suite de ta carrière ?

 

De rester LIBRE, de continuer à faire ce que je fais, de ne pas avoir peur de créer, de rassembler, de ne pas trahir ma façon de faire, j’aime l’artisanat, j’aime que les choses prennent du temps à naître. Jamais oublier qu’un bon plat qui mijote patiemment aura meilleur goût que quelque chose qui est saisi vite fait.

 

Rester libre pour pouvoir toujours continuer !

 

La clef de Gaïa c’est ça, donner une clef à chacun, pour que chacun puisse continuer sa route. C’est un peu couillon, mais je veux rendre les gens HEUREUX !

Rencontre avec ... Lina Lamara #off17

MERCI LINA et bon festival :)

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